C'est le premier roman de Donato Carrisi (né en 1973) que je lis.
Le roman démarre par un fait d'hiver : une adolescente a disparu dans la soirée du 23 décembre dans un village de montagne, Avechot, où beaucoup d'habitants, dont les parents de la jeune disparue, sont membres d'une congrégation religieuse. Personne n'a rien vu. Le commandant Vogel, un flic célèbre et bien sapé, est chargé de l'enquête. Très rapidement, il s'arrange pour que l'affaire ait un retentissement national. C'est sa méthode pour élucider les crimes…
Ce roman n'est pas mal, mais ne m'a pas complètement convaincu, pour les raisons suivantes :
- Tout d'abord, il est découpé en chapitres qui correspondent aux jours qui passent depuis la disparition, mais ils ne sont pas dans l'ordre chronologique. Cela permet de fabriquer une attente : «comment le commandant Vogel va-t-il en arriver à cette situation?». S'en suit un bond en arrière de quelques semaines, et on lit le roman pour avoir la réponse. Le roman s'ouvre donc sur la nuit du 23 février et se termine quelques heures plus tard le lendemain matin. Les auteurs de romans policiers contemporains ont tendance à abuser de cette facilité (j'ai déjà vu ce procédé dans «Nymphéas noirs» de Michel Bussi).
- La fin du roman, concernant le personnage de Martini, est franchement tirée par les cheveux. Je ne peux pas en dire plus, mais je n'ai absolument pas adhéré à l'explication finale, d'autant moins qu'elle ne fournit pas toutes les explications (en particulier la réponse à la question «Où est Anna-Lou Kastner, bordel, tu vas nous le dire à la fin? — Non, je ne vous le dirai pas, désolé!»). C'est vraiment dommage, car il y a un intérêt secondaire à ce roman : il met en lumière certaines méthodes de la police, et les effets délétères de la surmédiatisation des affaires criminelles.
Je ne mets donc que 3 étoiles car même s'il y a des rebondissements dans l'intrigue, et que ce n'est pas mauvais, ce n'est pas non plus un roman inoubliable ou admirablement bien écrit.
